Stratégies avantageuses sur le plan fiscal pour vous aider à économiser
La logique de l'efficacité fiscale des placements est simple : en reportant ou en réduisant au minimum l'impôt à payer sur vos placements, vous pouvez conserver davantage d'argent à faire fructifier. Que vous ayez comme objectif d'amasser un pécule pour votre retraite ou de favoriser la croissance de votre actif, une stratégie fiscale avantageuse pour vos placements peut vous permettre d'économiser de l'argent. Voici de bons moyens de maximiser le rendement après impôt de vos placements.
Le CELI : une priorité
Le compte d'épargne libre d'impôt (CELI) se démarque comme l'un des modes d'épargne les plus avantageux sur le plan fiscal. Tous les Canadiens âgés de 18 ans et plus et ayant un numéro d'assurance sociale peuvent y cotiser jusqu'à concurrence de 5 000 $ par année.
Contrairement au RER, les cotisations à un CELI ne donnent pas droit à une déduction fiscale. Cependant, tous les intérêts et autres revenus gagnés sur ce compte sont exempts d'impôt, ce qui signifie que vos revenus de placement vous appartiennent. Qui plus est, vous pouvez retirer des fonds de votre CELI quand bon vous semble sans payer d'impôt, ce que ne permet pas le RER. En outre, tout montant retiré s'ajoute à vos droits de cotisation, et vos droits de cotisation inutilisés peuvent être reportés indéfiniment sur les années ultérieures.
Le CELI s'avère aussi attrayant en raison de sa grande souplesse, car l'utilisation du CELI ne fait l'objet d'aucune restriction. Vous pouvez en effet utiliser votre épargne à n'importe quelle fin, que ce soit pour compléter votre épargne-retraite ou vous constituer un fonds d'urgence.
Un CELI peut aussi constituer un moyen efficace de donner des fonds à son conjoint. Par exemple, vous pouvez cotiser au CELI de votre conjoint, et le revenu de placement gagné ne vous est pas réattribué.
Votre RER : un mode d'épargne qui a fait ses preuves
Le CELI n'est pas le seul moyen de réduire l'impôt à payer sur votre épargne. Un régime enregistré d'épargne-retraite (RER) représente l'un des meilleurs allègements fiscaux offerts et l'un des moyens les plus efficaces d'épargner pour votre retraite. Les cotisations à un RER donnent droit à une déduction fiscale et votre épargne fructifie en franchise d'impôt dans le régime.
Contrairement au CELI, un RER vous permet de bénéficier d'une déduction fiscale lorsque la cotisation est versée. En règle générale, vous pouvez y cotiser jusqu'à 18 pour cent de votre revenu gagné de l'année précédente, jusqu'à concurrence de la limite permise, plus vos droits de cotisation inutilisés reportés des années précédentes. Pour connaître votre plafond de cotisation, il vous suffit de consulter l'Avis de cotisation que vous recevez après avoir rempli votre déclaration de revenus.
Le saviez-vous ? Vous n'avez pas à choisir entre le RER et le CELI pour vos placements, puisque vous pouvez cotiser à ces deux régimes. Vous pourriez, par exemple, cotiser à un RER pour votre épargne-retraite et ouvrir un CELI pour épargner en vue d'un achat important ou pour vous constituer un fonds d'urgence.
Répartition de l'actif et avantage fiscal
Il est avantageux de détenir les placements productifs d'intérêts, comme les obligations et les CPG, dans un compte bénéficiant d'un abri fiscal, tel un RER ou un CELI, où ils pourront fructifier à l'abri de l'impôt. Quant aux placements qui génèrent des dividendes et des gains en capital canadiens, ceux-ci s'avèrent plus avantageux lorsqu'ils sont détenus à l'extérieur d'un RER, puisqu'ils bénéficient d'un traitement fiscal préférentiel.
Tous les revenus de placement, qu'il s'agisse d'intérêts, de dividendes ou de gains en capital, s'accumulent évidemment à l'abri de l'impôt dans un CELI et un RER. La façon de répartir vos placements entre votre RER, votre CELI et vos comptes non enregistrés dépendra de vos objectifs et de votre horizon de placement.
Gains imposables en temps opportun
Les gains en capital sont imposés seulement lorsqu'ils sont réalisés, c'est-à-dire, lorsque qu'un actif s'étant apprécié est vendu ou transféré. Heureusement, dans la plupart des cas, vous pouvez choisir le moment opportun de vendre ou de transférer un actif. Ainsi, si vous déclarez un gain en capital durant une année où votre taux d'imposition est bas, la charge fiscale sur le gain sera moindre. En adoptant une approche visant à conserver vos placements à long terme, vous pouvez reporter la réalisation des gains en capital sur de nombreuses années.
Les actifs comprennent les actions, les parts de fonds communs, les obligations, les biens immobiliers et plus encore. Seule la moitié des gains est imposable. Par exemple, si vous réalisez un gain en capital de 1 000 $, seulement 500 $ seront imposables à votre taux marginal.
Vous pourriez aussi déclarer intentionnellement une perte en capital afin de compenser un gain en capital réalisé au cours de la même année. Votre conseiller fiscal peut vous aider à déterminer si cette stratégie vous convient.
Pour les conjoints
Dans les ménages dont les deux conjoints gagnent un salaire, le conjoint ayant le revenu le plus élevé pourrait payer toutes les factures et les autres frais du ménage, ce qui permettrait au conjoint au revenu moins élevé d'investir une partie de son salaire. Les revenus de placement gagnés devraient être imposables pour le conjoint au revenu le moins élevé, qui bénéficie d'un taux d'imposition moindre.
Votre conseiller en finances peut vous aider à répartir
adéquatement vos placements entre votre RER et votre CELI, et votre
conseiller fiscal pourra vous guider pour que vous puissiez maximiser
le rendement après impôts de vos placements.
