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Comment gérer les risques de placements

Tout placement comporte des risques. Lorsque nous pensons aux risques de placements, nous avons tendance à mettre l’accent sur la possibilité d’enregistrer des pertes sur les marchés boursiers en investissant dans des titres ou dans des fonds communs d’actions.

Cependant, même les placements qui semblent tout à fait sûrs, tels que les comptes d’épargne et les certificats de placement garanti (CPG), présentent aussi des risques — notamment le risque que vos économies ne parviennent pas à croître au même rythme que le coût de la vie.

Si vous investissez dans un RER, vous devez obtenir un rendement qui soit vraiment supérieur au taux d’inflation, de même que vous assurer que vos réserves seront suffisantes pour toute la durée d’une longue retraite. D’après leurs rendements historiques, les placements à base d’actions ont l’habitude de largement devancer l’inflation, et ce, même s’ils ont tendance à être plus volatiles à court terme.

En d’autres mots, si vous prenez certains risques à court terme, vous augmentez vos chances de succès à long terme. Et le plus longtemps vous détiendrez vos placements en actions, le moins vos rendements seront volatiles.

Tout en respectant une stratégie de placement diversifiée, il s’agit d’identifier le niveau de risque qui vous convient (une bonne façon de mesurer votre tolérance au risque consiste à vérifier si la volatilité des marchés vous empêche de dormir), pour ensuite profiter de la croissance des marchés à long terme.

Si vous comprenez quels sont les divers types de risques associés aux placements et comment les gérer, vous aurez plus de facilité à suivre la bonne voie.

Risque du marché. Également appelé volatilité du marché, ce type de risque se rapporte aux placements effectués sur les marchés boursiers. Il inclut tout événement pouvant affaiblir les marchés, comme une guerre ou des troubles de nature politique, ou encore tout événement pouvant affaiblir une industrie en particulier — rappelons-nous le sort de l’industrie du transport aérien suite au 11 septembre. Le risque du marché est manifestement difficile à prévoir.

Gérer le risque du marché. Veiller à la diversification de son portefeuille est la meilleure façon de se protéger contre le risque du marché. Un portefeuille bien diversifié inclut des placements à base d’actions en raison de leur potentiel de croissance, des titres à revenu fixe (tels que des obligations et des CPG à long terme) en raison de leur stabilité, de même que des liquidités (comme des fonds du marché monétaire et des comptes d’épargne à intérêt élevé) en raison de leur sécurité et de leur disponibilité.

Advenant une diminution de la valeur de vos placements en actions, les liquidités et les obligations incluses dans votre portefeuille pourront prendre la relève. La composition de l’actif qui vous convient dépend de vos objectifs, de votre horizon de placement et de votre niveau de tolérance au risque.

Le saviez-vous? Votre conseiller a accès à des outils pouvant vous aider à choisir la répartition de l’actif qui convient le mieux à vos objectifs personnels. Consultez des experts pour obtenir des conseils parfaitement adaptés à votre situation.

Risques particuliers à une entreprise. Également appelé «risques commerciaux» ce type de risques correspond à n’importe quel événement ou tendance pouvant nuire aux bénéfices d’une entreprise, comme l’échec entourant un projet important ou un produit vedette, un scandale concernant l’entreprise, une concurrence accrue ou encore des changements quant aux habitudes des consommateurs.

Gérer les risques particuliers à une entreprise. Les fonds communs représentent une bonne façon de gérer les risques particuliers à une entreprise. Plutôt que d’investir dans les actions de seulement une ou deux entreprises, optez pour un fonds bien assorti incluant de nombreux titres provenant de plusieurs industries différentes.

Risque associé à l’inflation. Il s’agit du risque que la hausse des prix des biens et services amoindrisse la valeur de vos économies. Au Canada, le taux d’inflation a été plutôt modéré au cours des dernières années. Cependant, les effets de l’inflation sont plus évidents à long terme.

Pour illustrer la notion d’inflation, disons qu’un ensemble de biens et de services qui coûtait 100 $ en 1980 — incluant nourriture, logement, transport, mobilier et habillement — vaudrait de nos jours la somme de 239 $. Au cours des 25 dernières années, le taux d’inflation annuel moyen s’est situé à 3,4 %. Si le taux de rendement dégagé par vos économies n’atteint pas au moins celui de l’inflation, vous êtes perdant.

Gérer le risque associé à l’inflation. Vu leur potentiel de croissance à long terme, les actions et les fonds communs d’actions ont traditionnellement offert la meilleure protection contre l’inflation au fil des ans.

Risque associé au change. La fluctuation des devises peut affecter la valeur de vos placements étrangers lorsqu’ils sont de nouveau convertis en dollars canadiens. Nous avons assisté à une telle situation au cours des dernières années, alors que le dollar canadien s’est apprécié face au dollar américain.

Par exemple, les marchés des actions américaines ont progressé en 2005. Cependant, si vous déteniez les parts d’un fonds commun américain, il se peut que vous ayez subi des pertes après que les gains résultant d’un tel placement ont été convertis en dollars canadiens.

Gérer le risque associé au change. La diversification de vos placements à l’échelle internationale peut vous aider à réduire le risque associé au change. Un fonds d’actions internationales, par exemple, investira dans divers pays et profitera d’une exposition à une variété de devises. Un tel placement pourra contribuer à protéger votre portefeuille contre les fluctuations des devises.

Investir dans une perspective a long terme constitue également une approche déterminante, comme les variations des devises ont tendance à être plus modérées sur de longues périodes.

Risque lié aux taux d’intérêt. Le risque lié aux taux d’intérêt vient de la possibilité que vos obligations ou autres titres à revenu fixe dégagent un moins bon rendement que d’autres placements si les taux d’intérêt augmentent. Par exemple, si vous investissez dans un CPG non remboursable d’une durée de 5 ans qui offre un rendement de 3 %, puis que les taux d’intérêt grimpent à 4 %, vous ne pouvez pas profiter de ce rendement plus élevé avant l’échéance de votre CPG.

Gérer le risque lié aux taux d’intérêt. L’échelonnement des échéances de vos obligations ou de vos CPG est l’un des moyens dont vous disposez pour gérer ce type de risque. Par exemple, plutôt que d’investir la somme de 5 000 $ dans un seul CPG de 5 ans, vous pouvez investir cinq tranches de 1 000 $ dans cinq CPG différents, soit d’une durée de un an, de deux ans, de trois ans, de quatre ans et de cinq ans. Lorsque chacun de vos CPG vient à échéance, vous pouvez réinvestir votre placement dans un nouveau CPG d’une durée de 5 ans, et ce, au taux d’intérêt applicable.

Vos placements RER sont-ils diversifiés? Reflètent-ils vos objectifs et votre niveau de tolérance au risque? Consultez votre conseiller pour savoir comment tirer le maximum de votre RER.

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