À la retraite et au travail –
est-ce ce à quoi ressemble votre avenir?
Pourquoi autant de personnes âgées demeurent-elles sur le marché du travail?
Bon nombre d'entre elles aiment leur emploi et jouissent d'une bonne santé. D'autres trouvent le passage à la retraite difficile et préfèrent demeurer actifs, en occupant un emploi à temps partiel ou en faisant du bénévolat. D'autres encore conservent leur emploi pour des raisons économiques.
L'évolution des tendances sociales n'est pas étrangère à ce phénomène. Dans les pays développés, l'émergence d'une économie fondée sur les services plutôt que sur l'activité manufacturière a ouvert de nouvelles portes à une main-d'œuvre scolarisée et qualifiée. Par ailleurs, les percées technologiques favorisent les travailleurs autonomes et contractuels. Soulignons enfin que l'on prévoit que la proportion des travailleuses âgées ira en augmentant à mesure que la génération du baby-boom s'approchera de la retraite.
Pour en apprendre davantage sur les changements qui vont marquer la retraite telle qu'on la connaît et sur ce que vous pouvez faire pour vous y préparer, cliquez sur les liens ci-dessous.
- La retraite : nouveau mode d'emploi
- Rapport de Statistique Canada : Les dix professions les plus courantes chez les aînés (2001)
- Forte progression de l'emploi (entre 1996 et 2001)
- Que faire maintenant
La retraite: nouveau mode d'emploi
Certaines tendances observées de nos jours finiront par modifier notre perception de la retraite traditionnelle.
Plus vieux et en meilleure santé. L'espérance de vie des Canadiens est plus grande que jamais. Les projections démographiques démontrent que les personnes âgées de 65 ans et plus représenteront 15 % de la population canadienne en 2011, et 21 % en 2026. Les progrès de la médecine feront en sorte que nous passerons un plus grand nombre d'années à la retraite – et en meilleure santé, d'où l'importance de tenir compte de ce facteur dans notre planification à long terme.
Plus scolarisés. Un travailleur âgé sur cinq possédait un diplôme universitaire en 2001. Cependant, seulement un travailleur âgé sur vingt avait moins qu'une neuvième année d'études.
Les emplois qui nécessitent de longues études ou une spécialisation (médecine, droit, technologie de l'information, gestion) exigent souvent moins d'efforts physiques. Ces emplois sont aussi très bien rémunérés, et quelques années de moins sur le marché du travail peuvent entraîner un manque à gagner non négligeable.
On estime que l'effectif de ces «travailleurs intellectuels» ira en augmentant à mesure que les travailleurs de la génération du baby-boom, plus scolarisés, atteindront l'âge d'or.
Plus autonomes. Les personnes de 65 ans et plus qui occupaient un emploi étaient quatre fois plus susceptibles de travailler à leur compte que celles âgées entre 15 et 64 ans (45 % contre 12 %). La plupart étaient propriétaires d'une entreprise non constituée en société. Le travail indépendant est perçu à la fois comme un mode de vie (offrant une plus grande souplesse et l'occasion de développer ses centres d'intérêt) et une source de revenu supplémentaire.
Devenir travailleur autonome représente dans bien des cas l'occasion rêvée de donner un coup de barre à sa carrière – de transformer un passe-temps en activité professionnelle ou de laisser un emploi à temps plein pour agir à titre d'expert-conseil. Par exemple, un professeur à la retraite pourrait collaborer avec une maison d'édition; un cadre supérieur, agir à titre de mentor et un chef cuisinier, jouer le rôle de consultant pour une émission de cuisine.
Voici un aperçu des postes qu'occupaient les travailleurs âgés récemment et des professions qui ont connu une forte croissance entre 1996 et 2001.
Rapport
de Statistique Canada :
Les dix professions les plus courantes chez les aînés (2001)
- Agriculteurs et gestionnaires agricoles
- Vendeurs et commis à la vente
- Gestionnaires dans le commerce de détail
- Ouvriers agricoles
- Concierges, préposés à l'entretien et gérants d'immeuble
- Secrétaires (sauf les secteurs juridique et médical)
- Commis-comptables
- Gardiens de sécurité et professions connexes
- Vérificateurs et comptables
- Camionneurs
Forte progression de l'emploi (entre 1996 et 2001)
- Camionneurs (hausse de 84 %)
- Cadres supérieurs – secteur financier, communications et autres entreprises de services (78 %)
- Vérificateurs et comptables (64 %)
- Restaurateurs et gestionnaires de services alimentaires (55 %)
- Préposés à l'entretien (54 %)
- Gestionnaires dans le commerce de détail (49 %)
Que faire maintenant
S'il est une leçon à tirer de ce qui précède, c'est que vos années de retraite ne seront peut-être pas comme vous l'avez imaginé. Or, mettez toutes les chances de votre côté en adoptant dès maintenant une approche disciplinée, et vous aurez la liberté de faire ce qui vous plaît vraiment tout au long de votre vie.
Élaborez un plan. Vous trouverez de nombreux calculateurs financiers qui vous permettront d'évaluer votre situation actuelle et combien vous devrez épargner pour vous assurer le mode de vie que vous désirez à la retraite. Soyez réaliste en évaluant vos besoins et ne surestimez pas vos attentes en matière de rendement. Pour commencer du bon pied, nous vous invitons à remplir le Diagnostic REER ScotiaMC.
Même si les tendances observées laissent supposer que vous travaillerez durant votre retraite, il serait plus prudent de ne pas inclure de revenu d'emploi dans vos prévisions de revenus de retraite à ce stade-ci.
Épargnez davantage. Lorsque vous saurez à quoi vous en tenir, faites tout ce que vous pouvez pour épargner davantage. Plus votre capital-retraite sera important, plus vous pourrez profiter de la vie comme bon vous semble.
Pour la majorité des Canadiens, un régime enregistré d'épargne-retraite constitue le mode d'épargne de prédilection. Non seulement votre épargne peut y croître à l'abri de l'impôt, mais vous bénéficiez aussi d'un outil financier puissant qui vous procurera toute la souplesse voulue à l'aube de votre retraite.
En outre, si vous décidiez de retourner aux études pour parfaire vos connaissances ou réorienter votre carrière, vous pourriez financer une partie de vos frais de scolarité à même votre RER grâce au Régime d'encouragement à l'éducation permanente.
Enfin, comme vous pouvez vous attendre à vivre plus longtemps, il ne faut surtout pas négliger le fait que votre RER devra vous procurer un revenu jusqu'à la fin de vos jours. Dans un sondage effectué récemment par la firme Hewitt Associates auprès des membres de l'Association canadienne des individus retraités (ACIR), on demandait aux répondants ce qu'ils auraient voulu changer relativement à la planification de leur retraite. Quarante et un pour cent d'entre eux ont répondu qu'ils auraient dû cotiser plus tôt à leur RER, tandis que 29 % ont affirmé qu'ils auraient dû y cotiser davantage.
Faites des placements avisés. Avez-vous l'habitude de cotiser à votre RER à la date limite en espérant avoir fait un bon placement? Si vous ne savez pas où investir vos cotisations, vous auriez tout intérêt à les placer dans un compte d'épargne à intérêt élevé ou tout autre type de placement à court terme en attendant de prendre votre décision. Votre argent commencera à fructifier à l'abri de l'impôt.
Adressez-vous ensuite à votre conseiller en placements pour savoir comment vous pourriez tirer le meilleur parti de vos épargnes. Saviez-vous qu'en investissant seulement 2 500 $ de plus dans votre RER chaque année pendant 20 ans, à un taux d'intérêt modeste de 5 %, vous pourriez bonifier votre capital-retraite de plus de 80 000 $?
Faites preuve de souplesse. Bien entendu, vous devrez revoir votre plan sur une base régulière et y apporter les changements qui s'imposent en fonction de vos nouveaux objectifs, de l'évolution de votre situation personnelle, de la conjoncture des marchés (qu'elle soit positive ou négative) et des nouvelles tendances économiques et sociales.
Vous ne pouvez certes pas prédire
l'avenir. Cependant, en vous préparant à faire face à
toute éventualité, vous risquez moins d'être pris
au dépourvu.
