Prêt hypothécaire ou RER ?
Le meilleur des deux mondes
Les Canadiens ont tiré profit des faibles taux d'intérêt pour acheter un nombre record de maisons et de copropriétés. En particulier, nombre de jeunes Canadiens ont adopté l'idée d'investir dans une habitation. Pour beaucoup, un logement en copropriété ne constitue pas seulement un endroit où habiter, mais aussi un actif financier – surtout depuis que les récents remous à la Bourse ont rendus les investisseurs un peu hésitants à faire des placements.
À 30 ans, l'âge de la retraite semble probablement bien loin pour Jessica. Il semble tout à fait raisonnable qu'elle veuille rembourser son prêt hypothécaire le plus tôt possible. Après tout, son logement en copropriété représente son investissement le plus important, et son prêt hypothécaire, sa plus grosse dette.
Jessica en est consciente et elle a bien fait de s'appliquer à réduire le principal de son prêt hypothécaire. Toute la durée du remboursement, les intérêts à payer peuvent s'en trouver grandement réduits.
Cependant, elle ne devrait pas pour
autant négliger de penser à sa retraite – bien au contraire. Préparer
son avenir financier à l'aide d'un régime d'épargne-retraite (RER) offre
de multiples avantages. Pour en savoir davantage, cliquez sur les liens
ci-dessous.
Pourquoi cotiser à un RER
À la différence de ses parents, Jessica occupera peut-être cinq ou six emplois différents tout au long de sa carrière. Et elle est responsable de maintenir son bien-être financier au gré des changements.
L'employeur actuel de Jessica, une petite entreprise de marketing, ne lui réserve pas de régime de retraite. Voilà une raison supplémentaire pour bien structurer son régime d'épargne-retraite.
Croissance à long terme. Bien que sa retraite puisse sembler bien loin, Jessica gagne à mettre en place son régime d'épargne-retraite dès aujourd'hui. Plus tôt elle commencera à investir, plus longtemps elle laissera ses cotisations fructifier, et plus grands seront les avantages dont elle bénéficiera à la retraite. De plus, les sommes sont accumulées dans son RER à l'abri de l'impôt.
Réduction d'impôt. Les cotisations à un RER constituent l'un des meilleurs allègements fiscaux qui soient. Le revenu de Jessica se situe dans la tranche d'imposition de 30 %. Une cotisation initiale de 5 000 $ lui vaudrait un remboursement d'impôt de 1 500 $. En d'autres termes, elle peut faire croître 5 000 $ à l'abri de l'impôt, en investissant seulement 3 500 $.
Liquidités. Si Jessica devait se trouver dans une situation financière difficile, par exemple en cas de licenciement ou de cessation d'emploi, (ce qui se traduirait par un revenu imposable moins élevé), elle pourrait toujours retirer une partie de l'argent de son régime pour surmonter ses difficultés. Son investissement dans sa copropriété n'est pas aussi liquide qu'on pourrait le croire.
De la même façon, si jamais elle décide de retourner aux études et a besoin d'argent pour financer ce projet, elle pourrait puiser dans son épargne-retraite par le biais du régime d'encouragement à l'éducation permanente (REEP), ce qui lui permettrait de retirer des fonds de son régime d'épargne-retraite sans payer d'intérêts.
Diversifiez vos éléments d'actif. La plus grande leçon que les récents remous à la Bourse nous ont tous appris, c'est de savoir diversifier nos éléments d'actifs afin qu'ils nous permettent d'atteindre nos objectifs. Si Jessica place tout son argent dans sa copropriété, elle risque de s'exposer aux caprices du marché immobilier.
Comment profiter du meilleur des deux mondes
Jessica a pris de bonnes décisions financières. Elle a épargné avec assiduité afin de meubler son logement en copropriété et elle a travaillé fort pour réduire les intérêts à payer sur son prêt hypothécaire. Elle doit cependant commencer à épargner sérieusement pour sa retraite.
Heureusement, il existe des moyens qui permettent à Jessica de continuer à réduire son prêt hypothécaire et de faire fructifier son RER. Voici quelques stratégies qui s'offrent à elle.
Utiliser le remboursement d'impôt. L'une des méthodes pour profiter des deux options est la suivante. Jessica cotise chaque année à son RER, puis elle utilise son remboursement d'impôt pour diminuer son prêt hypothécaire. Comme sa tranche d'imposition est de 30 %, une cotisation de 4 000 $ lui assure un remboursement de 1 200 $, qu'elle peut ensuite utiliser pour réduire le principal de son prêt hypothécaire.
Donner un coup de fouet à son RER. Compte tenu des faibles taux d'intérêt actuels, Jessica devrait aussi songer à demander un prêt ou une ligne de crédit et utiliser cet argent pour combler son retard dans ses cotisations à un RER.
Si le taux d'intérêt sur son prêt hypothécaire est plus élevé que le taux pour un prêt personnel, elle peut également utiliser une partie de son prêt personnel pour rembourser son prêt hypothécaire (la plupart des prêteurs vous permettent d'effectuer un versement annuel sur le principal du prêt hypothécaire).
Cotiser régulièrement à un RER. Jessica peut également explorer l'avenue d'investir dans un régime d'épargne-retraite sur une base régulière, par le moyen de prélèvements automatiques d'un compte bancaire vers le RER de son choix. Investir sur une base régulière est une méthode facile qui permettrait à Jessica de maintenir sa priorité d'économiser pour sa retraite.
Disons qu'elle rembourse son
prêt hypothécaire le 15e jour de chaque mois. Elle pourrait choisir de
cotiser de petites sommes plus tard dans le mois. De cette façon, elle
réussirait à épargner tout surplus à la fin du mois et pourrait l'utiliser
pour réduire le principal de son prêt hypothécaire une fois par année.
